Rolando Andrea_Cours de Toponymie Valdôtaine

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Rolando Andrea_Cours de Toponymie Valdôtaine
Cours de Toponymie Valdôtaine
Présentation du cours :
Le sens des noms des lieux a toujours fasciné l’homme. Essayer d’expliquer les toponymes
obscurs a porté beaucoup de gens à s’occuper de la matière, mais parfois, le fait de ne pas
posséder les compétences nécessaires limite la qualité des ouvrages publiés.
Le cours portera sur les principes de base de la toponymie, sur les caractéristiques des
toponymes, sur les méthodes scientifiques utilisées pour étudier les noms des lieux ; comment
il est possible de connaître la morphologie d’un territoire, l’histoire, ancienne et récente, d’un
pays, la vie des gens qui habitaient le lieu rien qu’en lisant une carte géographique ; les
phénomènes auxquels il faut faire attention (par exemple la remotivation, invention du sens
du toponyme lorsqu’on a oublié l’originel), pour éviter de mal interprété la signification d’un
nom de lieu.
Le cours, tout en faisant appel à l’aire européenne, se concentrera sur la toponymie valdôtaine
et en particulier sur les noms liés à la roche, à l’eau et aux plantes.
On pourra réfléchir sur les évènements et les motivations qui ont porté, en Vallée d’Aoste, au
Süd-Tyrol, en France (pendant la Révolution), et en Alsace à décider de changer les formes
officielles des toponymes.
Lecture de cartes géographiques de la Vallée d’Aoste.
Construction d’un paysage toponymique.
Thèmes
- L’onomastique, du nom commun au nom propre.
- La formation d’un toponyme.
- Les caractéristiques d’un toponyme.
- Les buts de la toponymie.
- Introduction à l’histoire des études toponymiques.
- La méthode d’étude en toponymie.
- Toponymie comme image et symbole de la culture et de l’identité d’une communauté.
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L’onomastique, du nom commun au nom propre
Définition de onomastique :
Dictionnaire Petit Robert : « ling. 1. Étude, science des noms propres et spécialement
des noms de personnes (anthroponymie) et de lieux (toponymie). »
DPR
MOUNIN G. 1974, Dictionnaire de la linguistique, Quadrige, Presses Universitaire de France,
Paris. : « Discipline linguistique dont l’objet est l’étude des noms propres ; parfois employée à
la place d’anthroponymie pour l’étude des noms des personnes. »
- Anthroponymie :
Étude des noms humains
Pour l’anthroponymie valdôtaine est à signaler l’œuvre du prof. Gianmario Raimondi (v.
bibliographie) et le projet ASAVDA, Archivio Storico Antroponimico della Valle d’Aosta
(site : turcotti.it).
- Toponymie :
Étude des noms de lieux (topos et onoma)
Pour la toponymie valdôtaine est à signaler l’œuvre du BREL (Bureau Régional Ethnologie et
Linguistique) et le projet, Enquêtes toponymiques en Vallée d’Aoste.
Attention ! : Onomasiologie ≠ onomastique
MOUNIN 1974 : « […] discipline s’intéressant aux signification […] en partant du monde vers
l’expression linguistique, des choses et des concepts vers les formes, surtout lexicale.
Rechercher tous les noms différents de la limace […] »
Semiologie :
MOUNIN 1974 : « Science qui traite des systèmes et des ensembles […] de signes servant à la
communication. »
L’onomastique est
1. Étude du système de dénomination du monde réel et de son évolution en diachronie.
2. Plus récemment une réflexion sur la nature du nom propre dans le système linguistique et
sur ce qui distingue le nom propre du nom commun.
Réflexion sur la définition de nom commun et de nom propre :
Où se trouve la distinction entre nom propre et nom commun ?
Il ne faut pas se baser sur la majuscule (comme on nous dit à l’école) car on ne l’entend pas à
l’oral.
Le nom peut avoir l’article.
Il ne faut pas non plus se baser sur le sens du nom, car il n’est pas lié à la personne. Ex. :
Claude
Les noms propres indiquent un individu ou un élément bien déterminé.
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Le nom propre se désémentise très vite, soit pour l’individu que pour le lieu, surtout s’il y a
un changement de langue, mais même l’aspect de la désémentisation ne suffit pas à distinguer
le nom propre du nom commun.
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La formation d’un toponyme
Le toponyme naît du lexique commun et à travers un long processus d’individualisation se
transforme en nom propre pour être lié à un élément bien déterminé (un pré, un torrent, un
bois …).
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nom commun
nom propre
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Typologies des noms des lieux
Toponyme (nom de lieu)
Hydronyme (nom de cours d’eau)
Oronyme (nom de montagnes, reliefs)
Hagionyme (nom lié aux noms des saints)
Exonyme (Ex. : Parigi pour Paris ; Aosta pour Aoste (!). Certains toponymes ont leur/s
exonyme/s correspondant, d’autre non.)
Microtoponymie (lieu « petit ») / macrotoponymie (lieu « grand »)
Tous les domaines précédemment cités sont interconnectés ; par exemple des
microtoponymes peuvent devenir des macrotoponymes, des noms de personnes, peuvent
devenir des noms de lieux.
Le processus d’individualisation
La transformation de nom commun à nom propre peut se faire en ajoutant des adjectifs à des
mots comme lo tsan, lo pro, lo pon.
Ex. :
tsan + lon > Champlong
gran + tsemin > Grand Chemin
Ou bien avec la construction de syntagmes.
Ex. :
lo tsan + dou molin > lo Tsan dou Molin
lo toron + dou molin > lo Toron dou Molin
La direction de dénomination
Ex. : Le Pra Là Outre ‘les prés là-bas’, La Poyà ‘la montée’.
Depuis quel endroit on dénomme un lieu ? Le concept de direction de dénomination peut être
important dans l’idée de déplacement des noms des lieux.
Motivations valables
La motivation est très importante pour l’onomastique. En toponymie c’est souvent le règne
de la banalité. La dénomination est souvent locale, le village c’est notre village. Le Col est le
col par excellence. Les noms liés à des légendes ou à des anciens dieux sont plus rares.
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Ex. : Les Rocky Mountains ‘montagne rocheuse’, La Borna di Faye ‘trou des fées’ (attention
aux Borne di Fèye ‘trou des brebis’), Lyon < Lugdunum (ville de Lug, divinité gauloise).
Mont-Rose ‘glacier’
L’explication de ce nom par la couleur rouge de la neige au coucher du soleil n’est pas
satisfaisante, v. le paragraphe dédié à la remotivation.
Chamois ‘nom de personne?’
- « Quanto all’origine del toponimo Chamois […] pare proprio trattarsi di voce analoga al
francese chamois ‘camoscio’. »
DT
Attention ! : fr. Chamois = fp. Tsamoué ; fr. le chamois = fp. lo tsamos.
Cfr. aussi DTCS : « Aigle VD [canton de Vaud] les noms d’animaux purs (sans suffixe) ne sont
pas attesté en toponymie. En revanche, les toponymes identiques à des noms de personne se
rencontrent dès l’époque romaine en Suisse romande et notamment au Moyen Âge. »
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Les caractéristiques d’un toponyme
- Nom propre.
- Peut avoir une forme écrite ou bien ne jamais avoir eu de forme écrite, mais seulement une
forme orale.
- Opacité : le sens du toponyme peut devenir obscur aussi à cause des changements de mode
de vie qui portent à ne plus utiliser certains toponymes où certains mots, à cause de la perte de
la langue pour en adopter une autre.
Ex : Peson ‘cascade’, Nés ‘routoir’, Raffort ‘four à chaux’.
- Conservativité : malgré tous ces changements et le temps qui passe on continue quand
même à utiliser les toponymes. Employés par une communauté qui a changé de langue ou qui
parle une autre langue les toponymes peuvent changer de forme/prononciation, tout en se
conservant. Les toponymes sont à considérer comme des épaves du passé.
Ex. : Augusta > Aoste, Quartum > Quart, *Calventiuscus > Charvensod.
Note :
L’italianisation de la Vallée d’Aoste et l’utilisation constante de l’italien à la place du patois et
du français a porté les valdôtains d’origine et non à prononcer à « l’italienne » certains
toponymes de la région. Dans un futur, il faudra étudier les toponymes les noms des lieux
valdôtains dans leur forme française et francoprovençale à travers le filtre de la prononciation
italienne. Ex. :
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Bard
= [bard] pour [baʀ]
Charvensod
= [ʃarvɛnsˈo] pour [ʃaʀvãsˈo]
Châtillon
= [ʃatiˈɔn] pour [ʃatiˈ!]
Cogne
= [cˈɔɲe] pour [cˈɔɲə]
Courmayeur
= [kuʀmajˈør] pour [kuʀmajˈœʀ]
Donnas
= [dˈɔnːas] pour [dɔnˈas]
Fénis
= [fˈenis] pour [fenˈis]
La Salle
= [la sˈalle pour [la sˈalə]
Montjovet
= [m!ʒovˈe] pour [m!dʒˈove]
Morgex
= [mɔʀʒˈɛks] pour [mɔrʒˈe] (tj français)
Pont-St-Martin
= [pɔn sɛn martˈɛn] pour [p! s! mart
ˈ!]
St-Vincent
= [san vɛn sˈan] pour [s! v! sˈã]
Verrès
= [vˈɛrːɛs] pour [vɛʀˈɛs]
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Les buts de la toponymie
Restituer la clarté, les toponymes étant des véritables épaves du passé. Permettre de
comprendre la morphologie du terrain, l’histoire, la faune, la végétation, la vie de la
population.
Ex. : La toponymie a été utilisée pour expliquer des faits historiques très anciens. À la
diffusion du radical klapp- ‘pierre’ en toponymie a été associée l’aire de peuplement des
Ligures, population prélatine. Au le Sud-Est de la France et peut-être aussi les zones voisines
du Piémont et de la Ligurie méridionales il y aurait un espace qui n’a jamais été celtisé.
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Introduction à l’histoire des études toponymiques
La toponymie commence vers la moitié du XIXème siècle comme science complémentaire de
l’histoire.
Henri d’A. de Jubainville (1827-1910) : juriste, il s’est intéressé à la toponymie celtique.
Étymologies souvent fantaisistes.
Auguste Longnon (1844-1911) : professeur au collège de France. Des éditions rééditées sans
se rendre compte qu’il était dépassé.
Albert Dauzat : pas fiable, mais position importante.
Auguste Vincent : (belge), pour l’époque beaucoup mieux par rapport à d’autres.
Jaccard Henri : même s’il ne faut pas croire à certaines explications il est sérieux. Il
connaissait le patois, mais il ne connaissait pas les vieilles formes.
Jules Guex : amateur, pas mauvais, il connaissait le dialecte et le territoire.
Chessex : pas fiable. Ouvrages anciens remis sur le marché. Pas la peine de consulter.
Ascoli, Bertoldi, Trombetti : à éviter. Pendant les années 1920 jusqu’aux années 1940/50, on
essaye de démontrer l’existence des peuples et des langues méditerranéens, qu’ils auraient
été effacés par l’avancées des indoeuropéens. On attribue à ces peuples des radicaux de mots
qu’on ne sait pas expliquer par le latin. Mais la méthode est défectueuse, le découpage des
mots n’a aucun sens, les anciens toponymistes imaginent une forme ancienne en rattachant le
maximum de toponymes de l’aire méditerranéenne sans vérification phonétique.
Johannes Hubschmid (fils) : à éviter.
Aebischer : ok.
Bossard : Bon, tout à fait fiable, s’adressant à un public générique.
Müller : Il n’a pas écrit de publications d’ensemble, mais des articles. En dehors de Müller le
reste est vieilli. Tout ce qui précède l’année 1950, n’est pas fiable.
Bessat: très bon travail transfrontalier.
Chambon : ok.
En dehors des textes principaux il y a toute une série d’ouvrages faits pour satisfaire le grand
public et qu’on ne devrait même pas consulter. L’homme à besoin d’interpréter le passé, de
connaître son histoire et à travers la toponymie on a des informations que la documentation
écrite n’offre pas. La préhistoire est vivante à travers les toponymes. Nombreux noms indiens
restent dans le langage d’aujourd’hui (pensons aux noms des états américains).
L’onomastique à une mauvaise réputation à cause de cet amateurisme qui porte à pouvoir
tout dire sans pouvoir choisir les réponses effectivement possibles ; comme de son emploie
pour un usage politique. Par exemple les Allemands ont cherché à démontrer que le nord de
la France était germanique. Les Français que les basques au nord des Pyrénées étaient des
immigrés. Les Italiens que les terres francophones, germanophones et slavophones d’Italie
avaient toujours été latines et italiennes (v. chapitre sur la toponymie comme image et
symbole d’une culture).
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La méthode d’étude en toponymie
1 - Connaissances nécessaires:
2 - Le signifiant
3 - Le sens du toponyme
4 - Confrontation avec les autres explications proposées
5 - Reconstruction de l’étymon et du sens du mot
1 - Connaissances nécessaires:
L’onomastique nécessite de préparation spécifique technique, phonétique, historique,
géographique (il faut tout vérifier quand on fait une enquête).
Exemple de bon travail :
DTCS : « Vallon FR […] Vallon est apparemment un nom transparent qui correspond au
diminutif du nom commun val ‘vallée’, formé avec le suffixe -on. Jaccard (1906 : 487),
Chessex (1945 : 89) et Aebischer (1976 : 208) ont expliqué le nom de cette manière.
En réalité, le constat géographique et toponymique s’oppose à cette interprétation : Vallon est
situé à flanc de coteau, au-dessus de la plaine de la Broye, et le seul petit vallon qui se trouve
à quelque distance à l’est du village s’appelle les Vaux […] Il est donc plus probable que
Vallon - site d’une importante villa romaine - reflète un nom de personne latin tel que *Vallus
(le gentilice Vallius est fréquent […] utilisé en fonction absolue, avec le changement de
déclinaison (*Vallus, *Vallone) qui est bien attesté dans d’autres noms de lieux en Suisse
romande […] »
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- Connaissance de la langue locale
Il est inconcevable faire une étude en toponymie sans connaître la langue. Il faut pour cela,
quand il est nécessaire, travailler en équipe. En travaillant avec les archives on peut faire un
bon travail même si seul. Il ne faut pas confronter des toponymes qui se ressemblent dans des
langues différentes.
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- Dans notre cas : le francoprovençal, caractéristiques
- Oxytonie et paroxytonie ; le -X et le -Z… un choix pratique
- La palatalisation
- La Haute et la Basse Vallée d’Aoste
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- Connaissance de la langue locale en diachronie
La toponymie est une science pluri-lingue, aussi en perspective diachronique. C’est une
question délicate. Il y a les substratophiles et les substratophobes. Les connaissances du
gaulois (indoeuropéen) sont assez rudimentaire. En ce qui concerne les préindoeuropéens /
méditerranéens on n’est même pas sûr qu’ils aient existés. Lorsqu’on écarte toutes les
possibilités dans les langues plus proches alors on peut commencer à parler de
préindoeuropéen. En partant de la couche plus récente et en remontant vers la plus lointaine,
mais la certitude et relative. S’il nous reste quelque chose des langues anciennes c’est des
résidus. Aujourd’hui on préfère parler d’anciennes chouches indoeuropéennes.
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Ex :
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karra/garra
Roc de Chère (Alpes) prob. tautologie, carra ce n’est pas carrà < quadratum ‘roc écarré’.
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- Connaissance de l’histoire locale
- Connaissance de la géographie locale
Dauzat met des pics (dans le Béarn) dans des zones plates.
2 - Le signifiant
- Connaître la prononciation du toponyme dans la langue locale.
- Les archives
Il faut connaître les attestations écrites. Il faut lire un nom écrit à travers le filtre de qui l’a
écrit. C’est vrais que les noms survient au temps mais il faut faire attention à ces phénomènes,
remotivation, réinterprétation orthographique. À cause de ça on perd des bases solides et il
faut être méfiant. Il faut toujours chercher les documents qui nous rapprochent de la forme la
plus ancienne.
Ex. : Lo Bé beu ‘le beau bois’ < André Belbosc / Le Veugne ‘les vignes’ < Mme Vignaz
(Antey-St-André)
- La réflexion phonétique historique
Ex. : Fontara ‘source’ < fontana et non de fons + ar ‘eau’
3 - Le sens du toponyme
- Il faut connaître le sens que les locaux donnent au toponyme. Attention au phénomène de la
remotivation. Il y a une opacité de la motivation au moment où on change de langue. Alors
on cherche à redonner un sens au nom (remotivation). C’est le cas de l’étymologie populaire
créée souvent par attraction omonymique, vers une forme courante qui possède un sens
clair. La remotivation est importante parce qu’elle montre le désir de l’homme de donner un
sens aux choses. Parfois on ajoute une légende, ça rend la chose plus crédible. Dans pas mal
de cas les responsables des remotivations ce sont les notaires (même d’époque ancienne) et
les cartographes qui interprètent les noms de lieux sur la base de leurs connaissance limitées.
Ex. : Mont-Rose (VdA)
Bella Fagus > Beau four (Calvados- Normandie)
Bois Guntranni > Beau Garant (France)
Curtis Dominica > Courte Manche (France)
in Prato Ambleno > Pain Blanc (France)
Le Grand Crêt d’Eau > Le Grand Credo > Le Grand Crêt d’Au (St-Jean d’Aulps)
Col de Le Saypas (Pyrénées)
Le Gran Quaglie (Antey)
Le Grand Prix (Antey)
Faccia Bella (VdA)
Il Lago Perso (VdA, Ayas, au pied des Cimes Blanches)
Bière (Vaud) ‘lande’ en celtique, mais remotivé en bière pour porter le saint.
Aroleit : nom roman remotivé par les germanophones du Valais. Un vautour aurait volé le
bébé et causé la tristesse de la mère.
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TroisTorrents : Valais
Bagnes : Valais : les gens disent que là il y avait des bains ensevelis par un éboulement.
Muret propose nom de personne Bannius. Kristol, forme de cuvette ou terrain baigné par
l’eau.
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- La confrontation avec d’autres toponymes du même genre
Ex : Peson
ET Antey-St-André
n°
toponyme
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fiche
cat.
description
1113
Z
Inconnu.
1315
Z
Inconnu.
1241
Z
inconnu, le mot Chi indique le hameau de Suisse, dans la
commune de Chamois.
339
A03!
lo Pró = le pré
C03
selon le témoin pourrait indiquer une bosse du terrain.
Z
Inconnu.
1143
Valsavarenche : Torrent Peson
Chamois : lo Peson
Une vérification du terrain permet de dire que le point en commun est la présence d’une chute
d’eau. Le sens de l’hydronyme Peson est prob. ‘cascade, chute d’eau’.
Ex : Lod
Ce type toponymique se trouvent depuis une première recherche, sous la forme Lod, Loz, Lot,
à Valtournenche, Chamois, Antey-St-André, Emarèse et Verrayes. Ce type semblent être
typique de la zone centrale de la Vallée d’Aoste. D’autres noms de ce genre pourraient ce
cacher sous d’autres formes en Vallée d’Aoste.
Une vérification du terrain permet de dire que le point en commun est la présence d’un lac,
étang. Le sens de l’hydronyme Lod est prob. ‘lac, étang’.
- Tautologie
Roc de Chère (Alpes)
Col Fenêtre (VdA)
Col Portola (VdA)
Lac de Lod (VdA)
La tséte dou Peson (VdA)
Col de Port (Pyrénées)
- Le mouvement des noms des lieux
Plusieurs noms de montagnes sont liés à un endroit qui se situe plus en bas. Le toponyme
« monte ».
- Les bases toponymiques (radicaux) et les affixes (surtout suffixes)
4 - Confrontation avec les autres explications proposées
5 - Reconstruction de l’étymon et du sens du mot
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- « etimologia remota et etimologia proxima », un mot pré-latin peut être emprunté par le latin
et devenir latin. ex. la Sagne, la Barme. Un lieu qui s’appelle Barma peut être très récent
même si l’étymologie est celtique. Pour des noms on a souvent plusieurs explications
possibles. De là la mauvaise réputation de la toponymie.
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Parfois c’est mieux dire de ne pas savoir. (A. KRISTOL)
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Exemple du DTCS :
Toponyme : Troistorrents
Localisation : VS (Valais), (Monthey), Suisse
Formes phonétiques : fr. [tʀwatoʀ!]; fp. [a tʀetɔʀ!]
Attestations historiques (sélection):
1263 cum capellis suis, scilicet de Tretorren DTCS
1283 homines de Columberio de Tretorrentibus DTCS
1283 de Tribus Torrentibus DTCS
1286 de Tribus Torrentibus DTCS
Note:
L’attestation 1258 Troistorrens, citée par Furrer, 77 et reprise dans GPSR doc, est inexistente
selon Armorial valaisan, 264. Il pourrait s’agir d’une faute de frappe pour 1268; c’est à cette
date que Troistorrents a été érigé en paroisse (mül).
Explication : « […] réinterprétation déjà ancienne de la forme dialectale Trétorèn. […]
Tretorren reflète un latin trans torrentem ‘au-delà du torrent’ (Jaccard 1906: 477). En effet,
sur la route qui monte de Monthey à Champéry, Troistorrents est le premier village situé audelà de la Vièze de Morgins.
Le latin trans ‘au-delà, de l’autre côté’ (> francoprovençal trey, tres) et le latin tres ‘trois’ ont
été confondus très tôt par l’évolution linguistique. […] les ruisseaux et les torrents ne
manquent pas dans le voisinage de Troistorrents. […] Par la suite, la commune s’est dotée
d’armoiries qui justifient après coup cette nouvelle interprétation […] »
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EX : Mont Méabé (Torgnon)
PELAZZA - FORCELLINI 2011 : Méabé cfr. meia, meana ‘paglia’; mea-bé ‘mena bel tempo’.
COSSARD 2001: cfr. nome della divinità etrusca Meane.
ROLANDO 2003-2006 : Méabé. Dans le patois de Torgnon le r intervocalique « simple »
tombe, cfr. le microtoponyme la Barée fiche n° 1134, ‘la barrière’ (ET Torgnon). Dans les
patois voisins où il ne se passe pas n > r > 0 (Valtourneche fanétra ‘fenêtre’ > farétra >
faétra), et le n se conserve le mont n’est pas appelé *Ménabé. Méabé serait alors un ancien
Mérabé à rattacher à plusieurs noms de ce genre qui se réfèrent à des montagnes. L’écriture
sans r pourrait être due à la période de passage entre le cadastre sarde et le cadastre actuel, où
on écrivait les noms sur la base de la prononciation locale parce que les enquêteurs
italophones ne connaissaient pas le patois et/ou le français. L’explication mea-bé ‘mena bel
tempo’ on ne peut pas l’accepter. La proposition de Cossard est à rejeter. Bé provient
effectivement de bellu(m) ‘beau’ et on peut écarter la proposition de Rousset (1988), p. 32 qui
suppose qu’« il n’est pas impossible que les Miribel toujours sur des situations dominantes
aient été de simples BEL [‘hauteur, montagne’] rhabillés habilement. » La méthode de
Rousset n’est pas fiable et se base sur des plus anciens travaux de recherche de radicaux
méditerranéens qui ne sont pas, eux aussi, fiables.
DAUZAT - DESLANDES - ROSTAING 1978 ; DAUZAT - ROSTAING 1989 Miribel : « Comp. du
verbe mirer, anc. prov, mirar, regarder, et de l’adj. beau, anc. fr. bel ; désigne une hauteur
d’où on voit loin [...] »
PELLEGRINI (1994), « mira ‘belvedere’ (deverb. di mirare) [...] Mira-bella frequente nel
Veneto […] »
FEW 6, II-III, 148 mīrari
On se trouve probablement en face d’un toponyme d’origine latine *Mirabel. On retrouve ce
type toponymique sous les formes mirabel et miribel.
Pour la carte, on a utilisé les données de Dauzat (DR) de Bessat - Germi (2004), p. 284-285.
Le DTI et Pellegrini (1994) ne mentionnent pas ce type toponymique. Afin de compléter la
carte pour l’Espagne et l’Italie on a fait une simple recherche internet à l’aide du site
www.viamichelin.fr.
Pour la Vallée d’Aoste, on a utilisé les données ET et repéré les noms de lieux Mîballa à
Arvier et Méabé àTorgnon, peut-être Marabéi à Donnas. On peut supposer l’existence des
formes *miribella, *mirabel et *marabel < mirabel (cfr. Tsahtéi fiche n° 945 ET, ‘château’).
Les descriptions de la morphologie du terrain des ET permettent de considérer comme sûr
uniquement le toponyme Méabé de Torgnon, une visite du lieu serait souhaitable.
Ce toponymique peut être employé pour différencier l’occitan et le francoprovençal. Bessat Germi (2004), p. 284 confirme que « les attestation toponymiques sont de type Méribel ou
Miribel en domaine francoprovençal et Mirabeau ou Mirabel en domaine occitan, avec
quelques interférences de la première série en divers points de rencontre des deux aires
dialectales. » La basse Vallée d’Aoste semble être encore une fois plus conservatrice que la
haute et plus près de la partie occitane et gallo-italique.
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Toponymes comme image de la culture et de l’identité d’une communauté
Réflexion :
Pourquoi le toponyme est important, pourquoi il nous intéresse ?
Pourquoi l’image du toponyme est importante ?
Pourquoi on veut changer le toponyme ?
Pourquoi on veut le changer en une autre forme ?
Pourquoi on veut le changer en un autre langue ?
Le toponyme semble posséder l’image d’un peuple, de sa culture, de son identité. Changer
cette image signifie changer l’image du peuple en question. Changer le toponyme signifie
cacher l’ancienne image d’un peuple aux yeux des personnes, du peuple même et des autres
communautés.
Qui a l’intention d’effacer l’image et la culture d’un peuple cherche donc à cacher le passé,
considéré comme du vieilli, comme une épave inutile qu’il est bien de perdre, pour se lancer
vers le « futur », représenté par des nouveaux idéaux philosophiques et de vie et/ou par une
nouvelle culture/langue (souvent appartenant à la communauté dominante ou vu comme
dominante).
On va maintenant affronter quatre cas, différents par la période, par la région géographique ou
par les motivations qui on porté à un fait commun, le changement de la toponymie officielle
(d’une forme à une autre ou d’une langue à une autre).
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1- Le cas de la France pendant la Révolution française
2- Le cas de l’Alsace
3- Le cas du Süd-Tyrol
4- Le cas de la Vallée d’Aoste
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1- Le cas de la France pendant la Révolution française :
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La Révolution française a apporté des nouvelles idées qui ont parcouru l’Europe et des
innovations pratiques qui ont influencé notre vie aussi (le système métrique).
Pour les plus éminents représentants de la République, pour les plus fervents idéologues de la
Révolution ce moment a représenté aussi une occasion de « couper » avec le passé.
Les révolutionnaires ont essayé de changer le visage linguistique de la France dans la
toponymie et dans l’anthroponymie. Les études de la toponymie de cette période permettent
de comprendre les idées qui circulaient à cette époque.
KRISTOL 2005/06 : « Avant Napoléon la Révolution s’est autodétruite par elle-même à cause
de ses excès. »
Pendant cette période une véritable politique onomastique, consciente et voulue, à été mise en
place afin de lutter contre tout ce qui représentait ou rappelait l’Ancien régime, la royauté, le
système féodal et l’Eglise.
Outre à une nécessité pratique de remodeler la division territoriale française et dépasser la
complexité médiévale les révolutionnaires cherchent à rompre les limites historiques des
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duchés et comtés (Proposition de découpage en carreaux égaux ou 120 dép. avec même
nombre d’habitants). Disparaissent alors les noms historiques changés pour le ¾ en noms de
rivières (Savoie et Haute Savoie feront partie de la France en 1870).
KRISTOL 2005/06 : « Les révolutionnaires ont fait un bon travail jusqu’à un certain point », un
exemple est le dép. de l’Ariège, coupé par les montagnes, formé par deux vallées qui n’ont
pas le même dialecte.
On ne parlera plus de ville, village ou bourg, mais de commune (10 brumaire de l’an II/31
octobre 1793. Les propositions pour le changement de noms des communes viennent aussi
des sociétés patriotiques de la Révolution.
Environ 4000 noms ont été changés (le 10%), selon les régions de 30% à 2%. En Alsace, par
exemple, très peu, on ne comprenait pas l’allemand.
Les noms qui nous restent : Collège de France, Place de la Concorde.
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Exemples :
Ardèche
Nom de département promulgué par décret de l’Assemblée nationale, le 26 février
1790. Du nom de la principale rivière qui le traverse. BILLY 2011
Bar-le-Duc
Pendant la révolution il portera deux noms : en 1790 Bar-sur-Ornain ; « en l’an II la
ville est provisoirement appelée Bar-sur-Meurthe, alors qu’elle est baignée par
l’Ornain et située à quelque 70 Km à l’est de la Meurthe. » BILLY 2011
En 1801 de nouveau Bar-sur-Ornain et, sous la Restauration, entre 1815 et 1818 on
retourne au nom de l’Ancien Régime, Bar-le-Duc. La ville est appelée comme ça
parce que, soumise à un comte, il relève du duché de Lorraine.
Bonneville
« En l’an II la ville est provisoirement appelée Mont-Mole et Mont-Moloz […] du
nom d’une montagne voisine. » BILLY 2011
Peut-être parce que fondée par Pierre II de Savoie en 1283.
Bordeaux
« En l’an II la ville est provisoirement appelée Commune-Franklin, du nom d’un des
grands hommes de la Révolution. » BILLY 2011
Bourg-en-Bresse
« En l’an II la ville est provisoirement appelée Bourg-Régénéré, sur l’adjectif d’un des
grands thèmes de la Révolution ; les autres noms révolutionnaires, Épi-d’Ain et Épid’Or, font allusion à la production céréalière de la région » BILLY 2011
Chantilly
« En l’an II la ville est provisoirement appelée Champ-Libre : le premier élément est
issu d’un calembour sur la première syllabe de Chantilly, le second relève de la devise
républicaine. » BILLY 2011
Châteaubriant
« En 1790, avec les premiers changements révolutionnaires, le nom de la ville est
remplacé par Montagne-sur-Chère, en référence au promontoire sur lequel est assis le
château, avec pour déterminant le nom de la rivière qui baigne la ville. » BILLY 2011
Fontainebleau
« Résidence royale dès le XII
Fontainebleau-la-Montagne, du nom d’un des thèmes mystiques de la Révolution,
réduit à Fontaine-la-Montagne puis, en utilisant l’antonyme, à Fontaine-le-Vallon. »
BILLY 2011
Fontenay-leComte
« Le 15 novembre 1793, pendant la Guerre de Vendée, la ville est provisoirement
appelée Fontainebleau-le.Peuple, d’un des grands thèmes de la Révolution, en
abolissant un symbole de l’aristocratie […] » BILLY 2011
Gironde
« Les noms des départements furent promulgués par décret de l’Assemble nationale,
le 26 février 1970. […] À sa création il reçoit le nom de département de la Gironde,
du nom du fleuve qui le traverse. Suite aux mouvements des députés dits Girondins, et
à des agitation de la population, la Convention changea son nom en représailles et
l’appela, le 2 novembre 1793, département du Bec-d’Ambès. L’année suivante, un
député corrézien demanda le retablissement de l’ancien nom […] » BILLY 2011
Grenoble
« Le 3 février 1794, la Société Populaire de la ville fit remplacé le nom de Grenoble
par Grelibre : un beau calembour qui aboutit à remplacer la finale réinterprétée
comme l’adjectif noble, par un adjectif qui relève de la devise républicaine ; seuls
quelques actes municipaux en tiendront compte. » BILLY 2011
Marseille
« Le 6 janvier 1764, après avoir écrasé la contre-Révolution royaliste, les
représentants en mission de la Convention décident que Marseille sera désormais
appelée Ville sans nom ; le 12 février suivant, le député Maignet obtient de la
Convention le rétablissement de l’ancien nom de la ville. » BILLY 2011
Mont-St-Michel
« En l’an II la ville est provisoirement appelée Mont-Michel, en abolissant l’adjectif
saint, puis Mont-Libre […] » BILLY 2011
Moûtiers
« En l’an II la ville est provisoirement appelée Mont-Salins, du nom de la commune
voisine, Salins. » BILLY 2011
Versailles
« En l’an II l’île est provisoirement appelée Berceau-de-la-Liberté, en référence à la
réunion sur la place de l’assemblée des États-Généraux qui, le 7 juillet 1789, se donna
le nom d’Assemblée nationale constituante. » BILLY 2011
!22
!
!
!23
2- Le cas de l’Alsace :
STEINHAUSER Julien 2013 (témoignage personnel) : « Le village où j’habite se nomme
actuellement Bellemagny [DAUZAT - ROSTAING 1989 : nom germ. baro, d’où Baronswiller
(796, 1331), soit l’adj. beau, bel et lat. mansionile.], ce qui sous souveraineté allemande était
devenu Baronswiller. D’ailleurs, aujourd’hui encore, les habitants de mon village se disent les
barovillarois, à cause de la toponymie allemande. Le village a même un troisième nom en
alsacien « Schöne Steinbach ».
Il y a plusieurs exemples rigolos. En 1870, l’Alsace devient allemande, les villages
francophones du sud de l’Alsace sont germanisés en traduction littérale : Valdieu devient
Gottestal, Magny devient Menglatt, Chavannes-sur-l’Etang devient Schaffnatt am Weiher,
Lutran devient Luttern. D’autres sont « adaptés » : Romagny devient Willern, Bellemagny
devient Baronswiller ; Eteimbes devient Welchen Steinbach ; Bréchaumont devient
Brückensweiler. Et rebelote en 39 lors de l’annexion nazie.
En 1918 l’Alsace redevient française. Hop, phénomène dans l’autre sens. Parfois totalement
ridicule car le français n’est pas la langue de la région. Les traductions de l’État français sont
idéologiques et n’ont aucun rapport avec la toponymie : Ballersdorf devient Badricourt et
Pfetterhouse devient Fontaine Française. Sous la pression des habitants, les autorités
françaises ont finalement restauré la toponymie exacte. Ballersdorf qui devient Badricourt est
un superbe exemple : »
823 Balderichsdorff
1188 Badricort
1215 Balerstorf
!
1325 Balerdorf
!
1362 Baldersdorf
!
1426 Baldersdorff
!
1576 Baltersdorff
!
1671 Ballerstorff
!
1731 Badricourt
!
1845 Ballersdorff
!
1915 Badricourt
!
1921 définitivement Ballersdorf.
http://www.cc-porte-alsace.fr/territoire-intercommunal/ballersdorf.htm
!
!24
3- Le cas du Süd-Tyrol
Solo parole, Relitti fascisti in Sudtirolo, sous la direction de: Cristian KOLLMANN, Südtiroler
Schützenbund, 2003, Bolzano :
« I nomi propri creano identità e appartenenza »
« Specialmente i nomi geografici sono un bene culturale che esprime molto sulla storia delle
lingue, degli insediamenti in un territorio »
« […] doveva […] essere coperto da una toponomastica di stampo italiano. Solo così poteva
essere reso credibilie di fronte a tutto il mondo che l’« Alto Adige » tutto intero fosse stato
insediamento dei Romani e dei loro discendenti, gli italiani, in modo continuativo. »
[Il nome] « Alto Adige allude ad una apertura verso sud e nega […] ogni riferimento al Tirolo
stesso ».
« Tolomei si sedette alla scrivania, dissotterrò vecchi documenti nei quali un nome geografico
era riportato in una determinata maniera, e per tale semplice motivo lo dichiarava « italiano ».
In altri casi in cui Tolomei credeva di poter riconoscere il significato di un nome lo
« traduceva » in italiano. In altri casi scomodò i santi patroni locali, battezzando il paese con
il loro nome. Il suo metodo più impertinente era però quello di dare ai luoghi nomi del tutto
arbitrari di stampo italiano […] Tolomei aveva solo una meta : ogni nome, indipendentemente
dal suo fondamento storico e linguistico, doveva assolutamente suonare italiano, doveva ad
ogni costo rievocare piacevoli associazioni, da collegare possibilmente a noti luoghi in Italia.
L’intenzione era quella di far entrare i suoi nomi facilmente nell’uso comune e di essere
sentiti il più possibile spontanei e naturali, per fare in modo che ognuno ci si abituasse al più
presto. […] l’imperialismo linguistico […] Particolarmente preoccupante è che la grande
maggioranza dei sudtirolesi non ci pensa neanche più, proprio come desiderava Tolomei.»
Tolomei abusò del ladino in prospettiva nazionalistica
« Anche in Catalogna ci si era abituati ai nomi ispanizzati. Nonostante ciò dopo due secoli e
mezzo di validità formale essi sono stati abrogati nell’uso ufficiale. »
Le frasi che si sentono :
Dopo ottant’anni ci si è abituati ai nomi « italiani »
I nomi tedeschi sono per gli italiani difficili da pronunciare
A chi viene da fuori, l’Alto Adige deve essere presentato come terra multilingue
I nomi italiani sono un arricchimento
L’ospite italiano non si trova a suo agio…
Ogni nome è stato un tempo inventato
La storia ha una sua dinamica…
Un torto non può essere tolto da un secondo torto « è veramente un torto in entrambi i casi ? »
Si deve avere rispetto per gli italiani e non negare loro il diritto di usare i propri nomi
Meglio guardare avanti…
Affinché si sentano a casa… « italiani […] anch’essi vittime […] »
Dal 1948 la Provincia non ha mai applicato la sua competenza primaria in materia di
toponomastica. Sono tuttora in vigore i decreti fascisti degli anni 1923, 1940, 1942, con i
quali è stata data validità ufficilae a circa 8000 nomi pseudo italiani e autentici (200) e con i
quali fu proibito l’uso dei tedeschi e dei ladini. L’uso quindi di questi è tollerato dallo stato
italiano. La Provincia non osa toccare i nomi tolomeici.
Storicamente cresciuti da usare in italiano : Appiano, Bolzano, Brennero, Bressanone,
Bronzolo, Brunìco, Cortina, Egna, Fortezza, Gragazzone, Laives, Magré, Merano, Ora,
!25
Postal, Salorno, San Candido, Stérzen, Trodena, Vadena ; Venosta, Passiria, Burgraviato,
Pusteria ; Adige, Isarco, Drava
!
!26
Liste d’exemples :
Forme allemande
Forme italianisée
Aberstückl ‘cattivo pendio’
Sonvigo (summus vicu)
Ahr
Aurino
Aldein
Valdagno > Aldino a causa
delle confusioni della posta
con Valdagno Vicentino
Algund
Lagundo
Asten ‘pascoli per pecore’
Laste ‘latre di pietra’
Astfeld
Campolasta
Aufkirchen
L’Addolorata>Santa Maria
Blumau
Prato Isarco
Braies
Bundschen ‘tipo di calzatura
rurale’
Explication
1955, Prima della sua
germanizzazione il nome era
Aldeno
non deriva dall’opera di
Tolomei, esonimi ladini
sviluppatisi storicamente
Ponticino
Chienes
dichiarate fonti italiane ma in
realtà nomi medio alto
tedesco
Deutschnofen
Nova Ponente
Durnholz ‘bosco secco’
Valdurna
passando per Nova tedesca e
pensando a Genova
Eores
non deriva dall’opera di
Tolomei, esonimi ladini
sviluppatisi storicamente
Falzes
non deriva dall’opera di
Tolomei, esonimi ladini
sviluppatisi storicamente
Firmian
(Castel Sigmundskron)
Firmiano
1473, avrebbe potuto essere
Formiano
Funes
Göflan
non deriva dall’opera di
Tolomei, esonimi ladini
sviluppatisi storicamente
Covelano
avrebbe potuto essere
Caviliano
!27
Gossensass
Colle Isarco
Klobenstein
Collalbo
Klockerkarkopf
Vetta d’Italia
Tolomei 1904
Malles
Marling
dichiarate fonti italiane ma in
realtà nomi medio alto
tedesco
Marlengo
Meltina
Mühlbach
dichiarate fonti italiane ma in
realtà nomi medio alto
tedesco
Rio Pusteria
Mules
dichiarate fonti italiane ma in
realtà nomi medio alto
tedesco
Nalles
dichiarate fonti italiane ma in
realtà nomi medio alto
tedesco
Oberau
Oltrisarco
Öztal
Alpi Venoste e Passirie
Passer
Passirio
Pfitsch
Vizze
etimol. sbagliata, prelatino di
senso sconosciuto, non bosco
di protezione
Rasun
non deriva dall’opera di
Tolomei, esonimi ladini
sviluppatisi storicamente
Renon
non derivano dall’opera di
Tolomei, esonimi ladini
sviluppatisi storicamente
Riffian
Riffiano
avrebbe potuto essere
Ruffiano
Sarnes
Schnals
dichiarate fonti italiane ma in
realtà nomi medio alto
tedesco
Senales
etimol. sbagliata, prelatino
SNALLE ‘canalone’, non
baite alpine
!28
Siffian
Siffiano
avrebbe potuto essere
Soffiano
Siusi
dichiarate fonti italiane ma in
realtà nomi medio alto
tedesco
Steinegg
Collepietra
Sterzing
Stérzen > Vipiteno
dissotterrando il nome latino
di 1500 anni prima
Stilves
« nessuno di cotesti suoni
deformati s’addice al decoro
d’una città [… ] »
dichiarate fonti italiane ma in
realtà nomi medio alto
tedesco
Stubai
Alpi Breonie
Breoni popolo prelatino
Süd Tirol
Alto Adige
1810-1814 (Zona annessa da
Napoleone al Regno d’Italia ;
pensiamo alla toponomastica
rivoluzionaria legata ai fiumi
e all’eliminazione del ricordo
dell’amministrazione
medievale)
Con E.Tolomei, 1906 (Sud
Tirolo odierno)
Talfer
Talvera
Terlan
Terlano
avrebbe potuto essere
Torlano
Ulten
Ultimo
etimol. sbagliata, nome di
persona, non da vallis ultima
Uttenheim
Villa Ottone
Non è il nome Ottone !
Vahrn
Varna
Valdaora
non deriva dall’opera di
Tolomei, esonimi ladini
sviluppatisi storicamente
Vandoies
non deriva dall’opera di
Tolomei, esonimi ladini
sviluppatisi storicamente
Vilpian
Vilpiano
avrebbe potuto essere
Vulpiano
Waidbruck
Ponte Isarco>Ponte Gardena
1938
!29
Winnebach
Prato Drava
Zillertal
Alpi Aurine
!
!
!30
4- Le cas de la Vallée d’Aoste
!
!
!
Nome originale
Nome italianizzato
Allein
« […] denominato Alleno dal R.D. 22-7-39 […] », DT.
Antey-Saint-André
« […] denominato Antei S. Andrea dal R.D. 22-7-39 […] », DT.
Aoste - Aosta
Arnad
? = pas repéré dans DT.
Arvier
Denominato Arviè dal R.D. 22-7-39. DT.
Avise
?, « Dal 1928 al 1946 Avise fu aggregato al comune di Arvier. »,
DT.
Ayas
Denominato Aias dal R.D. 22-7-39. DT.
Aymavilles
Denominato Aimavilla dal R.D. 22-7-39. DT.
Bard
?
Bionaz
Biona ?
Brissogne
?
Brusson
Brussone ?
Challant-StAnselme
Denominato Villa Sant’Anselmo dal R.D. 22-7-39. DT.
!31
Challant-St-Victor
?
Chambave
Ciambava ?
Chamois
Denominato Camosio dal R.D. 22-7-39. DT.
Champdepraz
?
Champorcher
Denominato Campo Laris dal R.D. 22-7-39. DT.
Charvensod
?
Châtillon
Castiglion Dora ?
Cogne
?
Courmayeur
Cormaiore ?
Donnas
Denominato Donas dal R.D. 22-7-39. DT.
Doues
Denominato Dovi di Aosta dal R.D. 22-7-39. DT.
Emarèse
?
Étroubles
Denominato Etroble dal R.D. 22-7-39. DT.
Fénis
?
Fontainemore
?
Gaby
?
Gignod
?
Gressan
?
Gressoney-laTrinité
Denominato Gressonei dal R.D. 22-7-39. DT.
Gressoney-St-Jean
?
Hône
?, « […] allo sbocco della valle di Campo Laris, […] », DT.
Introd
?
Issime
?
Issogne
?
Jovençan
?
La Magdeleine
Denominato La Maddalena d’Aosta dal R.D. 22-7-39. DT.
La Salle
Denominato Sala Dora dal R.D. 18-4-35. DT.
La Thuile
Denominato Porta Littoria dal R.D. 22-7-39. DT.
Lillianes
Denominato Lilliana dal R.D. 28-11-28. DT.
!32
Monjovet
Denominato Mongiove dal R.D. 18-12-29. DT.
Morgex
Denominato Valdigna d’Aosta dal R.D. 15-4-35. DT.
Nus
?
Ollomont
Denominato Ollomonte dal R.D. 22-7-39. DT.
Oyace
Denominato Oiasse dal R.D. 22-7-39. DT.
Perloz
?
Pollein
?
Pontboset
Denominato Pianboseto dal R.D. 22-7-39. DT.
Pontey
?
Pont-Saint-Martin
Ponte San Martino ?
Pré-Saint-Didier
Denominato San Desiderio Terme dal R.D. 22-7-39. DT.
Quart
Denominato Quarto Pretoria dal R.D. 28-3-29. DT.
Rhêmes-Nt-Dame
Denominato Val di Rema dal R.D. 22-7-39. DT.
Rhêmes-St-Georges Denominato Val di Rema dal R.D. 22-7-39. DT.
Roisan
?
Saint-Christophe
?
Saint-Denis
?
Saint-Marcel
?
Saint-Nicolas
?
Saint-Oyen
Denominato Sant’Eugen dal R.D. 22-7-39. DT.
Saint-Pierre
?
Saint-Rhémy
Denominato San Remigio dal R.D. 22-7-39. DT.
Saint-Vincent
Denominato San Vincenzo della Fonte dal R.D. 22-7-39. DT.
Sarre
?
Torgnon
Denominato Torgnone dal R.D. 22-7-39. DT.
Valgrisenche
Denominato Valgrisenza dal R.D. 22-7-39. DT.
Valpelline
Denominato Valpellina dal R.D. 22-7-39. DT.
Valsavaranche
Denominato Valsavàra dal R.D. 22-7-39. DT.
Valtournanche
Denominato Valtornenza dal R.D. 22-7-39. DT.
Verrayes
?
!33
Verrès
Denominato Castel Verrès dal R.D. 22-7-39. DT.
Villeneuve
Denominato Villanova Bàltea dal R.D. 11-10-28. DT.
!
!34
Exemples de toponymes valdôtains
Toponyme / Toponimo
explication, signification, étymologie possible
Antey
Peut-être nom lat. Antus avec suff. -ey < -acu(m)
Aoste
Augusta Praetoria Salassorum
Bard
‘hauteur, rilievo’ gaul.
Barma
‘abrit sous roche, riparo roccioso’ FEW 1, 223a balma gaul.
Becca della Nonna
‘la neuvième heure, la nona ora’
Berrio
fp. bèrio ‘rocher, cailloux, masso, sasso’ FEW 21, 35 étymologie inconnue
Beséri, Gouffre des
Busérailles, Besesse
‘torrent encaissé, précipice’ FEW 1, 312 *bedu ‘canal’ gaul.
Bioley
fp. bieula, bioula ‘bouleau, betulla’ avec -ey < -etu(m)
Bombardon
Mont Bardon, p.-ê. ‘hauteur, rilievo’ gaul.
Brenvey
fp. brenva, brenga ‘mélèze, larice avec -ey < -etu(m)
Carema
quadragesima galliarum ‘impôt, tassa’
Cervin, Mont
lat. silva ‘forêt’
Chabloz
fp. tsablo, tsoblo, tsabio, tsobio ‘couloir d’avalanche, couloir
pour descendre les troncs, passage dans la neige’ FEW 2, I, 484a katabole
Chabodey
Peut-être nom Cabodo avec suff. -ey < -acu(m)
Charvensod
Nom de personne Calventius avec suff. -o(d) < -uscu(s)
Chesod
fp. tsésó ‘chalet en ruine’ FEW 2, I, 454b casalis
Clapey
fp. clapèi ‘clapier, pierrier, pietraia’ avec -ey < -etu(m)
FEW 2, I, 736a klappa lig.?
Cleyves
fp. cléva, clèiva, tchéva ‘pente, pendio’
FEW 2, 789 clivus
Comba
fp. comba, gomba ‘vallée, vallon’
FEW 2, II cŭmba gaul.
Cortina
fp. corteuna ‘fosse à purin, letamaio’ FEW 2, I, 850a cohors
Croux
fp. crou ‘creux, incavo’ FEW 2, II 1362 crŏsu gaul.?
fp. crou et cro(t), de même sens, pourraient avoir des origines
diff.
Dar
‘ cascade’, P-ê. ‘dard, dardo, getto’
!35
Doire
fp. djouée, djouine ‘eau courante’
Druges, Les
fp. dreudze ‘fumier, letame’
Échevennoz
Peut-être ‘échevin, amministratore locale’
Etroubles
P.-ê. ‘écurie’ FEW 12, 223a stabulum
Facebelle
Prob. ‘bande de terrain, striscia di terra’
Fenêtre, Col
Tautologie pour ‘col, passage’. Cfr. fp. La Portetta, Col Portola
Glair
fp. gler, djer, ller ‘lieu pierreux, ghiaia’
FEW 4, 149 glarea
Goilles
fp. goille ‘flaque d’eau, pozza’ FEW 16, 99 *gullja
Grand Paradis
‘pente raide, pente à l’abri du vent, pente bien ensoleillée’
FEW 7, 630° parare; *par ‘briller’ gaul. (Tuaillon); FEW 7, 652b
paries ‘paroi’
Gressan
Prob. lat. *gratianu(m)
Gressoney
fp. crésson, grésson ‘cresson, crescione’ avec -ey < -etu(m)
Issime
P.-ê. ‘hauteur, altura’, cfr. Ussel.
La Thuile
‘madriers, troncs grossièrements équarris’
‘raccards en bois’, ‘habitation d’alpage’ FEW 23, 66 inconnu
Lavancher
fp. laventse ‘avalanche, valanga’ FEW 5, 101a labina, prob. *labinca
Lavassey, Lavachey
Dans le cas d’un pré fp. lavassa ‘oseille des Alpes’ avec -ey < -etu(m). Dans le cas d’un torrent possible aussi ‘torrent qui peut
grossir après pluie torrentielle’
Lex, Lalex
Prob. FEW 5, 132b *lake gaul. ‘dalle de pierre’
Lillaz
fp. illa, illetta ‘espace entouré d’eau, isola’ FEW 4, 728 īnsula
Avec agglutination de l’article, l’illa > lilla
Lod, Lac de
Tautologie avec fp. lèi, lai ‘lac, lago’ FEW 5, 125 lacus et prob.
fp. leu, loou ‘lac, étang, lago, stagno’ FEW 5, 400a *lokwa gaul.
Mayen
fp. mayen ‘alpage’ FEW 6, I, 62a *maius ‘mai’
Mazod
‘habitation, abitazione’
Merdeux
‘lieu marécageux, luogo umido, fangoso’
Money
P.-ê. réduction de fp. mon nér ‘mont noir, monte nero’
Montagne
fp. montagne ‘alpage’ FEW 3, III, 103a *montanea
!36
Morgex
P.-ê. FEW 6, 229a *muricarium ‘tas de pierre’
ou nom de personne et suff. -éi < -acu(m)
Nex
fp. nés ‘routoir, maceratoio’ FEW 7, 246 *nasiare gaul. ‘rouir’
Perso, Lago
Prob. fp. lèi pers ‘lac bleu, lago azzurro’
Peson, Pison
fp. peson ‘cascade’, p.-ê. croisement entre fp. pechon et besan ?
Cfr. FEW, 21,20 inconnu/ FEW 1, 312 *bedu ‘canal’ gaul.
Pessey
fp. pesse ‘sapin, abete’ avec -ey < -etu(m)
Peutey, Peuterey
P.-ê. fp. pouta, peuta ‘boue, fango’ FEW 7, 522a *palta
avec suff. -ey < -etu(m)
Rosa dei Banchi
fp. rouése ‘glacier, torrent glaciaire’ FEW 10, 586b *rusia
Rose, Mont
fp. rouése ‘glacier, torrent glaciaire’ FEW 10, 586b *rusia
Septumian
Nom de personne Septimiu(s) avec suff. -an < -anu(m)
Serva
lat. silva ‘forêt’
Sex, Seez, Sassa
fp. sé, séz ‘rocher , masso’ FEW 11, 258 saxum
Teppex
fp. teppa ‘motte de gazon, zolla’ FEW 13.1, 350 *tĭppa ‘préroman’
Tournalin, Mont
‘mont’
Tramail, Muanda
fp. tramaill ‘alpage’ FEW 13, II, 2146 transmutare
Travod
Prob. de lat. trans et fp. vo ‘vallée’ ‘au-delà de la vallée’
Trois Villes
Prob. de lat. trans et fp. veulla ‘ville, village’ ‘au-delà du village’
Truc
‘mont, relief’
Tsa
fp. tsa ‘alpage’ FEW 2, I, 1006 calma gaul. ‘lande’
‘haut pâturage, plateau’
Ussel
!
‘hauteur’
!
!37
BIBLIOGRAPHIE (quelques ouvrages)
OKKIÈI !
DT - AA.VV. 1996, Dizionario di toponomastica, Storia e significato dei nomi geografici
italiani, UTET, Torino.
AEBISCHER Paul 1921a, Etudes toponomastiques valdôtaines 1.-Challant, en Augusta
Praetoria, 2001, vol. 2, n. 5-6, p. 104-108, Le Château Edizioni, Aoste.
AEBISCHER Paul 1921b, Etudes toponomastiques valdôtaines, en Augusta Praetoria, 2001,
vol. 2, n. 7-8, p. 158-165, Le Château Edizioni, Aoste.
AEBISCHER Paul 1922a, Etudes toponomastiques valdôtaines, en Augusta Praetoria, 2001,
vol. 3, n. 9-10, p. 198-204, Le Château Edizioni, Aoste.
AEBISCHER Paul 1922b, Etudes toponomastiques valdôtaines, en Augusta Praetoria, 2001,
vol. 3, n. 11-12, p. 255-258, Le Château Edizioni, Aoste.
BALLESTER Xaverio 2007, Hidronimia Paleoeuropea: una aproximacion paleolitica,
(continuitas.com, ballester_hidronimia.pdf).
BERTON Robert 1979, Toponymie valdôtaine, Courmayeur, Tipo-offset Musumeci, Aoste.
BERTON Robert 1980, Toponymie valdôtaine, Pré-St.-Didier, Tipo-offset Musumeci, Aoste.
BERTON Robert 1982, Toponymie valdôtaine, La Salle, Tipo-offset Musumeci, Aoste.
BERTON Robert 1992, Toponymie de la Vallée d’Aoste, Imprimerie Valdôtaine, Aoste.
BERTON Robert s.d., Toponymie valdôtaine, La Thuile, Tipo-offset Musumeci, Aoste.
BERTON Robert s.d., Toponymie valdôtaine, Morgex, Tipo-offset Musumeci, Aoste.
BESSAT Hubert - ABRY Christian 1997, Du vieux et du nouveau à propos de «bornes-témoins
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Adresse :
Andrea ROLANDO
9/1/T, lieu-dit Champagne
11020 - Antey-St-André (Aoste) - ITALIE
tél. : +393483804477
email : [email protected]
Micro CV :
Andrea Rolando, passionné de langues, s’intéresse au francoprovençal depuis 2001. Le
contact avec l’Université de Lettres de Turin, le Bureau Régional pour l’Ethnologie et la
Linguistique d’Aoste, le Centre d’études francoprovençales « René Willien » de St-Nicolas,
dont il est aujourd’hui membre du bureau de présidence, ils lui ont permis d’étudier cette
langue sous différentes perspectives : La toponymie francoprovençale par un mémoire de
maîtrise, des enquêtes sur le terrain pour le BREL et un doctorat d’approfondissement
théorique à l’Université de Turin ; sa grammaire, son enseignement, ses divers systèmes
d’écriture et son parcours de revitalisation en Vallée d’Aoste et dans les autres régions de
l’aire francoprovençale, en tant que maître de patois, formateur des maîtres de patois lors des
parcours de formation organisés par le BREL, collaborateur scientifique au Centre de
dialectologie et d’étude du français régional à l’Université de Neuchâtel (Suisse) pendant trois
ans, enseignant d’un cours de Sociolinguistique en Vallée d’Aoste à l’Université d’Aoste de
2009 à 2012, participation au stage sur les langues en danger organisé par L’Université 2 de
Lyon. Il propose des conférences afin de transmettre cette passion pour le patois, étant un bon
divulgateur, il arrive à expliquer des aspects parfois très techniques de façon simple et
accessible aussi à ceux qui ne sont pas experts en matière.
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